Lorsqu’un accompagnement fonctionne mal, on cherche souvent la cause dans les décisions prises ensuite.
Le plan d’action.
La stratégie.
Le modèle économique.
La communication.
Pourtant, de nombreuses difficultés apparaissent bien avant cela.
Elles naissent au moment où la situation est comprise.
Ou mal comprise.
Un cadrage incomplet produit rarement un problème immédiat.
Il produit des conséquences progressives.
Des conseils pertinents mais mal adaptés.
Des recommandations difficiles à appliquer.
Des objectifs qui paraissent cohérents sur le papier mais qui résistent à la réalité.
Le plus souvent, personne ne remarque le problème à son origine.
Le conseiller travaille sérieusement.
Le porteur s’investit.
Les échanges sont constructifs.
Mais ils reposent sur une lecture partielle de la situation.
Et lorsqu’une partie du réel manque, les décisions finissent par s’écarter de ce qui est réellement possible.
Le coût d’un mauvais cadrage n’est donc pas seulement du temps perdu.
Il apparaît dans les ajustements successifs.
Dans les retours en arrière.
Dans les actions lancées puis abandonnées.
Dans la fatigue générée par des directions qui semblaient justes mais qui ne tenaient pas.
À l’inverse, un cadrage rigoureux ne garantit pas le succès d’un projet.
Mais il réduit considérablement les erreurs de lecture.
Il permet de prendre des décisions à partir de ce qui existe réellement plutôt qu’à partir de ce qui est supposé.
Avant de chercher la meilleure stratégie, il est souvent utile de vérifier une chose plus simple :
Avons-nous correctement compris la situation ?
Cette question paraît élémentaire.
Elle est pourtant à l’origine de nombreuses réussites comme de nombreux échecs.