Lorsque l’on parle de ressources, les premières images qui viennent à l’esprit sont souvent matérielles.
L’argent.
Le matériel.
Les locaux.
Le réseau professionnel.
Ces ressources sont importantes.
Mais elles ne sont pas les seules.
Certaines des ressources les plus déterminantes sont aussi les moins visibles.
La capacité à créer de la confiance.
La facilité à apprendre.
L’habitude de résoudre des problèmes.
La connaissance fine d’un environnement.
L’expérience acquise dans des situations très différentes.
Ces ressources passent souvent inaperçues.
Non parce qu’elles sont rares.
Mais parce qu’elles sont intégrées à la personne qui les possède.
Ce qui est naturel semble banal.
Ce qui est quotidien semble sans valeur particulière.
Pourtant, lorsqu’un projet se met en mouvement, ces ressources jouent un rôle considérable.
Elles influencent la manière de décider.
De collaborer.
D’apprendre.
De traverser les périodes d’incertitude.
Elles expliquent parfois davantage la capacité à avancer qu’un financement ou qu’une compétence technique.
Le paradoxe est que les ressources invisibles sont difficiles à mobiliser tant qu’elles n’ont pas été reconnues.
On utilise mieux ce que l’on voit.
Et l’on voit mieux ce que l’on a appris à nommer.
C’est pourquoi le travail de clarification est si important.
Il ne sert pas uniquement à identifier ce qui manque.
Il sert également à révéler ce qui est déjà présent.
Car certaines ressources ne demandent pas à être acquises.
Elles demandent simplement à être reconnues.