Tous les projets rencontrent des difficultés.

La question n’est pas de savoir si elles existent, mais ce qu’elles révèlent.

Certaines difficultés sont normales. Elles font partie du développement d’une activité. Elles se résolvent avec du temps, de l’expérience ou quelques ajustements.

D’autres signalent un décalage plus profond.

Le projet fonctionne, mais quelque chose résiste.

Les efforts augmentent sans que les résultats suivent dans les mêmes proportions.

Les décisions deviennent plus compliquées qu’elles ne devraient l’être.

Les mêmes problèmes réapparaissent malgré les tentatives de correction.

Dans ces situations, il ne s’agit pas nécessairement de repartir de zéro.

Il s’agit souvent de recalibrer.

Recalibrer consiste à ajuster un élément du projet afin de rétablir sa cohérence.

Parfois, le décalage concerne la cible. Le projet répond à un besoin réel mais pas au bon public.

Parfois, il concerne l’offre. La proposition de valeur existe mais demeure difficile à comprendre ou à vendre.

Parfois encore, le problème se situe dans le rythme de développement. Le projet exige davantage de temps, d’énergie ou de ressources que ce que son porteur peut réellement mobiliser.

Le recalibrage n’est pas une remise en question globale.

Il ne cherche pas à reconstruire.

Il cherche à corriger ce qui freine l’action.

Cette distinction est importante.

De nombreux porteurs pensent qu’ils doivent choisir entre continuer exactement comme avant ou tout transformer.

Dans la réalité, la meilleure évolution se situe souvent entre les deux.

Un déplacement limité peut produire des effets considérables lorsqu’il intervient au bon endroit.

L’enjeu n’est donc pas de changer davantage.

L’enjeu est d’identifier précisément ce qui mérite d’être changé.