Certaines décisions semblent impossibles à prendre.

Deux options paraissent également valables.

Chaque direction comporte des avantages et des inconvénients.

Plus nous réfléchissons, plus l’hésitation grandit.

Nous en concluons souvent que le problème vient de la décision elle-même.

Pourtant, ce n’est pas toujours le cas.

Il arrive que la difficulté ne provienne pas du choix.

Elle provienne du contexte.

Une décision devient complexe lorsqu’elle est observée isolément.

Lorsqu’elle est séparée des ressources disponibles.

Des contraintes existantes.

Des préférences du porteur.

Du moment dans lequel elle intervient.

En l’absence de contexte, plusieurs directions semblent équivalentes.

Avec suffisamment de contexte, certaines deviennent naturellement plus cohérentes que d’autres.

La clarté ne supprime pas l’incertitude.

Elle réduit simplement le nombre d’hypothèses.

Elle permet de distinguer ce qui est théoriquement possible de ce qui est réellement activable.

C’est une différence importante.

De nombreuses décisions paraissent difficiles parce qu’elles sont examinées dans l’abstrait.

Elles deviennent plus simples lorsqu’elles sont replacées dans la réalité qui les entoure.

Quel temps est réellement disponible ?

Quelles compétences sont déjà présentes ?

Quelles contraintes ne peuvent pas être ignorées ?

Quelle énergie peut être mobilisée ?

À quelles conditions cette décision devra-t-elle survivre ?

Ces questions ne donnent pas toujours une réponse immédiate.

Mais elles permettent souvent de voir apparaître une cohérence.

Et lorsqu’une cohérence apparaît, la décision cesse progressivement d’être un problème.

Nous ne choisissons plus entre plusieurs possibilités abstraites.

Nous choisissons entre plusieurs réalités.

La meilleure décision n’est pas toujours la plus ambitieuse.

Elle est souvent celle qui correspond le mieux à son contexte.

C’est pourquoi la compréhension précède si souvent l’action.

Une décision devient simple lorsque la situation devient lisible.