Beaucoup de projets attendent.
Ils attendent davantage de temps.
Davantage d’argent.
Davantage de certitudes.
Ils attendent que les conditions deviennent favorables.
Le problème est que les conditions favorables n’arrivent presque jamais sous la forme espérée.
Le réel ne produit pas des situations parfaites.
Il produit des situations.
Certaines plus confortables que d’autres.
Certaines plus ouvertes.
Certaines plus contraignantes.
Mais toujours incomplètes.
Le bon moment ressemble souvent à une promesse.
Une ligne d’horizon qui recule à mesure qu’on s’en approche.
Ce n’est pas parce qu’il n’existe aucune différence entre les moments.
C’est parce qu’aucun contexte ne supprime totalement l’incertitude.
L’action commence rarement lorsque tout est prêt.
Elle commence lorsqu’une personne décide que ce qui est disponible suffit pour un premier mouvement.
Le bon moment n’est pas celui où tout est réuni.
C’est celui où l’on cesse d’attendre qu’il le soit.