L’optimisation est devenue une habitude.
Optimiser son temps.
Ses outils.
Ses méthodes.
Son organisation.
Cette recherche paraît rationnelle.
Elle l’est souvent.
Jusqu’au moment où elle devient un objectif en elle-même.
Un projet n’avance pas parce que tout est optimisé.
Il avance parce que certaines choses essentielles sont suffisamment claires.
La recherche permanente d’amélioration produit parfois un paradoxe.
Elle retarde l’action qu’elle prétend faciliter.
Le système devient plus sophistiqué.
La mise en mouvement attend.
Le réel fonctionne autrement.
Il récompense rarement la perfection.
Il répond davantage à la constance.
À la cohérence.
À la capacité d’agir malgré l’imperfection.
Tout n’a pas besoin d’être optimisé.
Certaines choses ont simplement besoin d’exister.
Et parfois, cela suffit largement pour avancer.