La motivation occupe une place importante dans les discours sur l’action.
On cherche à la développer.
À la retrouver.
À la maintenir.
Pourtant, la motivation est instable.
Elle varie.
Elle apparaît.
Elle disparaît.
Construire un projet uniquement sur elle est risqué.
La cohérence fonctionne différemment.
Elle ne produit pas nécessairement de l’enthousiasme.
Elle produit de la continuité.
Lorsqu’une direction correspond aux ressources disponibles, aux contraintes réelles et aux préférences du porteur, l’effort devient plus soutenable.
Les décisions demandent moins d’arbitrages.
Les actions rencontrent moins de résistance intérieure.
Cette sensation est souvent interprétée comme de la motivation.
Il s’agit parfois simplement de cohérence.
La motivation permet de démarrer.
La cohérence permet de durer.
Et sur le long terme, la seconde compte généralement davantage que la première.