Avant d’être nommée, une réalité reste difficile à saisir.
Elle est ressentie.
Perçue.
Pressentie.
Mais elle demeure floue.
Le simple fait de trouver les mots justes transforme souvent la situation.
Une contrainte devient identifiable.
Une préférence devient assumée.
Une ressource devient mobilisable.
Nommer ne résout pas tout.
Mais nommer rend visible.
Et ce qui devient visible peut être observé.
Questionné.
Utilisé.
Une grande partie de la confusion ne vient pas d’un manque d’informations.
Elle vient d’un manque de formulation.
Les éléments sont déjà présents.
Ils ne disposent simplement pas encore d’une forme suffisamment claire pour être pensés.
Les mots ne créent pas toujours la réalité.
Ils permettent souvent de la voir.
Et voir est déjà une manière d’agir.