Certaines idées séduisent immédiatement.
Elles sont ambitieuses.
Elles ouvrent de nombreuses perspectives.
Elles donnent envie.
Lorsqu’on les évoque, elles produisent de l’enthousiasme.
Pourtant, toutes les idées séduisantes ne deviennent pas des projets.
Et tous les projets ne deviennent pas des actions.
Entre ce qui paraît désirable et ce qui peut être mis en mouvement existe un écart considérable.
Cet écart est souvent sous-estimé.
Nous évaluons spontanément une idée à partir de son potentiel.
Rarement à partir de sa capacité à être activée.
Or un projet ne progresse pas grâce à son potentiel.
Il progresse grâce à sa mise en œuvre.
Une idée imparfaite mais activable produit de l’expérience.
Des apprentissages.
Des ajustements.
Des résultats.
Une idée brillante mais inaccessible produit surtout des projections.
L’objectif n’est pas de renoncer à l’ambition.
L’objectif est de distinguer ce qui inspire de ce qui permet d’agir.
Cette distinction devient essentielle lorsqu’il faut choisir une direction.
Car le projet le plus séduisant n’est pas toujours celui qui possède les meilleures chances de se développer.
Le projet le plus activable dispose souvent d’un avantage considérable :
Il peut commencer.
Et lorsqu’un projet commence, il apprend.
Il se confronte au réel.
Il découvre ses limites et ses possibilités.
Ce processus vaut davantage que des mois de réflexion sur une trajectoire qui reste théorique.
Le séduisant attire le regard.
L’activable produit du mouvement.
Et c’est le mouvement qui transforme progressivement les possibilités en réalité.